Conte de fées «Le Petit Chaperon Rouge»

Читати онлайн казку «Червона шапочка» українською — казка Шарля Перро для дітейLe célèbre conte «Le Petit Chaperon Rouge» de Charles Perrault est l’un des contes les plus connus et les plus aimés au monde, lu aux enfants depuis plus de trois siècles. Simple et captivant, il cache en lui un avertissement important : il ne faut pas faire confiance aux inconnus ni désobéir aux paroles de ses proches.

Une petite fille coiffée d’un chaperon rouge traverse la forêt pour rendre visite à sa grand-mère malade, avec un panier de galettes et de beurre. En chemin, elle rencontre le Loup — doux et poli en apparence, mais dangereux au fond. Le Loup apprend où elle se rend et, par ruse, la devance : il arrive le premier à la maisonnette de la grand-mère, avale la vieille dame, puis attend le Petit Chaperon Rouge en se faisant passer pour la grand-mère malade.

Cette histoire pour dormir pour enfants raconte son récit édifiant de manière très délicate — à travers des dialogues vivants et des images colorées. C’est pourquoi les enfants ressentent immédiatement la tension et comprennent que obéir à ses parents et être prudent n’est pas qu’une simple parole.

Pour ceux qui souhaitent lire le conte de fées «Le Petit Chaperon Rouge» en français, il faut savoir qu’il existe différentes versions de ce conte — certaines plus douces, d’autres plus sévères. Perrault a écrit l’original sans fin heureuse, tandis que dans les versions ultérieures apparaît un chasseur qui sauve la petite fille.

Lire le conte de fées «Le Petit Chaperon Rouge» en français

Il était une fois dans un village une petite fille, si jolie qu’on n’en avait jamais vu de pareille. Sa mère l’adorait, et sa grand-mère encore davantage.

La bonne grand-mère lui fit coudre un petit chaperon rouge qui lui allait si bien que tout le monde se mit à l’appeler — le Petit Chaperon Rouge.

Un jour, sa mère fit cuire une galette et dit à sa fille :

— Va voir ta grand-mère, demande-lui comment elle se porte, car on m’a dit qu’elle était souffrante. Porte-lui cette galette et ce petit pot de beurre.

Le Petit Chaperon Rouge se prépara aussitôt et partit pour le village voisin chez sa grand-mère.

Elle marchait tranquillement dans la forêt épaisse quand soudain elle rencontra le grand loup gris.

Il avait très envie de manger la petite fille, mais il n’osa pas le faire, car il voyait des bûcherons qui travaillaient non loin de là.

Alors le loup lui demanda où elle allait.

La pauvre enfant ne savait pas qu’il est dangereux de s’arrêter dans la forêt pour écouter les bavardages du loup, et sans penser à mal elle répondit :

— Je vais rendre visite à ma grand-mère et je lui porte une galette et un petit pot de beurre que maman lui envoie.

— Habite-t-elle bien loin, ta grand-mère ? demanda le loup.

— Oh oui, très loin, répondit le Petit Chaperon Rouge. C’est là-bas, derrière ce moulin, vous voyez, dans la petite maison au bout du village.

— Eh bien, dit le loup, moi aussi j’irai la voir. Je prendrai ce chemin-ci, et toi prends celui-là. On verra lequel de nous deux arrivera le premier.

Et le loup courut de toutes ses forces par le chemin le plus court.

La petite fille, elle, prit le chemin le plus long, et en route elle ramassait des noisettes, courait après les papillons et cueillait des fleurs pour sa grand-mère.

Elle n’avait pas fait la moitié du chemin que le loup était déjà arrivé à la maison de la grand-mère et frappait à la porte :

— Toc, toc.

— Qui est là ? demanda la grand-mère.

— C’est votre petite-fille, le Petit Chaperon Rouge, répondit le loup en déguisant sa grosse voix. Je vous apporte une galette et un petit pot de beurre que maman vous envoie.

La bonne grand-mère était justement couchée dans son lit, car elle était un peu souffrante.

Elle prit la voix du loup pour celle du Petit Chaperon Rouge et cria de sa chambre :

— Tire la chevillette, la bobinette cherra.

Le loup tira la chevillette, et la porte s’ouvrit.

Il se jeta sur la grand-mère et la dévora aussitôt.

Puis il ferma la porte, se coucha dans le lit à la place de la grand-mère et attendit le Petit Chaperon Rouge.

Peu après, la petite fille arriva et frappa : — Toc, toc.

— Qui est là ? demanda le loup.

Le Petit Chaperon Rouge eut d’abord très peur en entendant cette grosse voix, mais pensant que sa grand-mère avait peut-être un rhume, elle répondit :

— C’est votre petite-fille, le Petit Chaperon Rouge. Je vous apporte une galette et un petit pot de beurre que maman vous envoie.

Le loup cria d’une voix un peu plus douce :

— Tire la chevillette, la bobinette cherra !

Le Petit Chaperon Rouge tira la chevillette, et la porte s’ouvrit.

Voyant que la petite fille était entrée, le loup se cacha sous la couverture jusqu’aux oreilles et dit :

— Pose la galette sur le coffre et le petit pot aussi, puis viens te coucher avec moi, repose-toi un peu du chemin.

Le Petit Chaperon Rouge obéit et se coucha dans le lit.

Mais comme elle fut surprise de voir l’air effrayant qu’avait sa grand-mère !

Elle dit alors :

— Grand-mère, que vous avez de grandes mains !

— C’est pour mieux t’embrasser, mon enfant !

— Grand-mère, que vous avez de grandes jambes !

— C’est pour mieux courir, mon enfant !

— Grand-mère, que vous avez de grandes oreilles !

— C’est pour mieux t’entendre, mon enfant !

— Grand-mère, que vous avez de grands yeux !

— C’est pour mieux te voir, mon enfant !

— Grand-mère, que vous avez de grandes dents !

— C’est pour te manger !

À ces mots, le méchant loup se jeta sur le Petit Chaperon Rouge et l’avala d’un seul coup.

À ce moment-là, des bûcherons qui revenaient du village décidèrent de rendre visite à la grand-mère.

Ils entrèrent dans la maison — point de grand-mère, mais à sa place dans le lit était couché sous la couverture le loup gris.

— Ah, c’est là qu’on te trouve, le gredin ! s’écria l’un des bûcherons.

Il leva sa hache et allait tuer le loup quand soudain il entendit des voix venant du ventre du loup — la vieille grand-mère et la petite fille criaient :

— Bonnes gens, délivrez-nous !

Un autre bûcheron prit ses ciseaux et fendit le ventre du loup, d’où sortirent la grand-mère et le Petit Chaperon Rouge, saines et sauves.

— Comme j’ai eu peur ! dit le Petit Chaperon Rouge. Comme il faisait sombre et étouffant dans le ventre du loup ! Merci, monsieur le bûcheron, de nous avoir sauvées.

La grand-mère remercia elle aussi les bûcherons et les régala de la galette et du beurre que le Petit Chaperon Rouge lui avait apportés en cadeau.

literascope
Conte de fées «Le Petit Chaperon Rouge»
Les 10 incontournables littéraires de 2025
Les 10 incontournables littéraires de 2025