Conte de fées «Comment le chat et la souris étaient amis»

Le célèbre conte «Comment le chat et la souris étaient amis» est un conte populaire pour les plus petits qui raconte, de manière simple et compréhensible, combien il est dangereux de faire confiance à celui qui a de mauvaises intentions.

Le chat et la souris décidèrent de vivre ensemble et firent des provisions pour l’hiver — un pot de graisse. Ils le cachèrent sous l’autel de l’église et convinrent de n’y toucher qu’en hiver. Mais le chat ne put se retenir. Inventant toujours de nouveaux prétextes — tantôt on l’appelait pour un baptême, tantôt pour autre chose — il courait chaque fois à l’église et mangeait la graisse petit à petit. D’abord il en prit le dessus, puis il creusa jusqu’au milieu, et finalement il mangea tout jusqu’au fond. Quand vint l’hiver et que les deux amies allèrent chercher leurs provisions, le pot était vide.

Cette histoire pour dormir pour enfants enseigne aux enfants une vérité simple mais importante : la vraie amitié repose sur l’honnêteté, et celui qui ment et vole son ami se retrouve finalement seul. Des images vives et une intrigue simple rendent ce conte compréhensible même pour les plus petits.

Pour ceux qui souhaitent lire le conte de fées «Comment le chat et la souris étaient amis» en français, il faut savoir que ce conte existe en différentes versions, mais la morale reste toujours la même.

Lire le conte de fées «Comment le chat et la souris étaient amis» en français

Un jour, le chat fit la connaissance de la souris et se mit à lui dire combien il l’aimait et combien il voulait se lier d’amitié avec elle. Il parla, parla, jusqu’à ce que la souris accepte de vivre dans la même maison que le chat et de tenir un ménage commun avec lui.

— Mais il faut faire des provisions pour l’hiver, pour ne pas avoir faim ensuite, dit le chat. Tu ne peux pas aller fouiner partout à chercher de la nourriture, sinon tu pourrais bien tomber dans un piège.

— Bonne idée, acquiesça la souris.

Ils achetèrent un pot de graisse. Mais où le cacher ? Ils réfléchirent longtemps, puis le chat dit :

— Cachons-le à l’église. On ne trouverait pas de meilleur endroit, car personne ne viendra le voler là-bas. Posons le pot sous l’autel et n’y touchons pas tant que nous aurons quelque chose à manger.

Ils firent comme ils l’avaient décidé et cachèrent le pot sous l’autel de l’église.

Mais peu de temps passa avant que le chat n’eût envie de graisse. Il dit alors à la souris :

— Écoute, ma petite souris, ma sœur m’a invitée à un baptême. Elle a eu un petit garçon, blanc avec des taches rousses, et elle veut que je sois sa marraine. Laisse-moi y aller et reste seule à la maison.

— Très bien, dit la souris, vas-y, bonne chance. Et si on te régale de quelque chose de bon, n’oublie pas de penser à moi. J’aimerais bien goûter une goutte de vin aussi.

En réalité, le chat n’avait aucune sœur et personne ne l’avait invité à un baptême. Il alla tout droit à l’église, se glissa sous l’autel jusqu’au pot et en lécha le dessus. Puis il se promena sur les toits de la ville, se prélassa au soleil, et chaque fois qu’il pensait au pot de graisse, il se lissait les moustaches avec satisfaction. Il ne rentra à la maison que le soir.

— Ah, te voilà enfin, dit la souris. Tu as dû passer une bonne journée.

— Pas mauvaise, répondit le chat.

— Et comment a-t-on appelé l’enfant ? demanda la souris.

— Commençant, répondit sèchement le chat.

— Commençant ? s’étonna la souris. Quel drôle de nom ! Est-ce qu’on appelle souvent les enfants ainsi dans votre famille ?

— Qu’est-ce qu’il a de drôle ? dit le chat. C’est un nom comme un autre, pas pire que Chapardeur, comme s’appelle ton filleul.

Quelques jours passèrent, et le chat eut de nouveau envie de graisse. Il dit à la souris :

— Fais-moi le plaisir de rester encore une fois seule à la maison, car on m’a encore invité à un baptême. Il est né une petite fille avec un petit collier blanc, je ne peux pas refuser.

La souris accepta, car elle avait bon cœur.

Le chat se glissa le long des murs de la ville jusqu’à l’église et lécha la graisse jusqu’à la moitié.

— Ce qui est le plus savoureux, c’est ce qu’on n’a pas à partager avec personne, dit-il, très content de ses escapades.

Quand il rentra à la maison, la souris lui demanda :

— Et comment a-t-on appelé l’enfant ?

— Milieu, répondit le chat.

— Milieu ? Que dis-tu là ! s’étonna la souris. Je n’ai jamais entendu pareil nom. Vraiment, il ne se trouve même pas dans le calendrier des saints.

Bientôt le chat eut de nouveau envie de se régaler de graisse.

— Il faut que j’aille encore à un baptême, dit-il à la souris. Cette fois il est né un petit garçon, tout noir avec seulement les pattes blanches. Cela n’arrive qu’une fois tous les quelques ans. Tu me laisseras bien partir ?

— Je ne sais plus quoi penser de tous ces baptêmes, répondit la souris. Commençant ! Milieu ! Quels noms étranges.

— C’est parce que tu restes à la maison toute la journée, sans jamais mettre le nez dehors, que toutes ces idées te trottent dans la tête, dit le chat.

Pendant son absence, la souris fit le ménage et mit tout en ordre. Le chat gourmand, pendant ce temps, lécha la graisse jusqu’au fond.

— Quand on a tout mangé, on est enfin tranquille, dit-il pour lui-même, et il rentra à la maison rassasié au milieu de la nuit.

— Eh bien, comment a-t-on appelé le troisième enfant ? demanda encore la souris.

— Tu ne vas pas aimer ça non plus, dit le chat. On l’a appelé Fond.

— Fond ! s’écria la souris. C’est le nom le plus étrange que j’aie jamais entendu, je ne l’ai vu dans aucun livre. Fond ! Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?

Elle hocha la tête. Ce nom ne lui sortait pas de l’esprit, et elle finit par s’endormir en y pensant.

Depuis lors, personne n’invita plus le chat à des baptêmes.

Puis vint l’hiver, et dehors on ne trouvait plus rien à manger. La souris se souvint alors de leurs provisions et dit au chat :

— Allons nous régaler de cette graisse que nous avons cachée pour l’hiver. Comme ce sera bon !

— Bien sûr, aussi bon que si tu tirais la langue au gel, répondit le chat.

Elles partirent à l’église. Elles regardèrent — le pot était vide, comme s’il n’y avait jamais rien eu dedans.

— Oh, dit la souris, maintenant je vois ce qui s’est passé, je vois quelle amie sincère tu es ! Tu disais que tu allais à des baptêmes, et tu as tout mangé : d’abord le dessus, puis le milieu, puis…

— Si tu dis encore un seul mot, cria le chat, je te mange aussi !

Mais ce mot était déjà sur le bout de la langue de la pauvre souris. Et à peine l’eut-elle prononcé que le chat bondit, l’attrapa et l’avala.

Voilà ce qui arrive dans ce monde.

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